Balade à Paris

Une petite respiration, pour quitter le quotidien des mois de juillet et août, sans pour cela partir en vacances…

Et découvrir Paris sous un nouveau jour…

Il est vrai, qu’avec le TGV, en partant par le premier train, et en revenant par le dernier, cela laisse deux nuits et trois jours pleins dans la capitale.

ஐஐஐஐஐ

Première découverte : la « Coulée verte René Dumont », prise juste après le trajet assis, long de 3h30. Très agréable pour se dégourdir les jambes…

Un grand bol d’air, qui musarde entre bassins et petits jardins, bordés de bancs et de points d’eau, parcouru de promeneurs et de joggeurs, au son des pépiements d’oiseaux !!!

ஐஐஐஐஐ

Puis, capitale oblige, les façades découvertes au hasard de nos pas :

La photo urbaine n’est pas trop mon truc, mais j’avoue que la géométrie de ces lignes, horizontales, ou verticales, ne me laisse pas de marbre… Surtout que le ciel était avec nous et jouait avec les ombres des nuages sur les fenêtres.
Quand à ce pauvre parapluie oublié dans le gigantisme d’une façade de la BNF…

ஐஐஐஐஐ

Qui dit Paris, dit musées… On est allé voir une exposition temporaire, « l’heure bleue de Peder Severin Krøyer », l’un des peintre de l’école de Skagen, un bonheur que je vous invite à découvrir : https://www.wikiart.org/fr/peder-severin-kroyer.
Suivie de l’exposition permanente sur Monet, au Musée Mormottan Monet. La tête pleine de rêves et de couleurs, nous voilà cheminant vers le bois de Boulogne, puis le long du lac, sous les pins et autres arbres inspirants …

Une atmosphère paisible, proche des nymphéas de Monet… les amoureux dans les barques, les libellules au dessus des reflets, la lumière douce du soleil, un soudain éclat de rire, la danse des reflets… Tout l’inverse des idées reçues sur Paris !

ஐஐஐஐஐ

Quatrième découverte : le Musée de la vie romantique, qui n’a pas de romantique que le nom…. Un oasis dans Paris, des hautes fleurs qui se balancent au gré des courants d’air, le bruissement d’une petite cascade sur une petite falaise factice, les volets verts d’une maison de province, une terrasse où crissent les graviers… et l’idée que Franz Liszt, Frédéric Chopin et Georges Sand y ont passé quelques soirées…

ஐஐஐஐஐ

Et poursuivant cette balade dans un paris insolite, nous découvrons l’ancienne petite ceinture de paris, voie de chemin de fer inutilisée, aménagée dans certaines portions en voie piétonne ou jardins associatifs. Et où demeurent encore des endroits sauvages…

Un voyage hors du temps, sautillant d’une traverse à l’autre, entre les mûres et les tags, les vieilles nervures de bois et les buddleias sauvages, comme une artère oubliée qui revient peu à peu à la vie.

ஐஐஐஐஐ

De retour dans notre siège du TGV, alors que la nuit tombe et que la ville s’évapore autour de nous, nous reviennent en tête ces moments de grâce, légers et lumineux, un Paris que l’on attendait pas et qui s’est offert à nous, une parenthèse enchantée…

On reviendra….

Voyage hors du temps…

Les vacances sont un peu compliquées cette année encore, alors on profite de chaque petit moment de respiration.
Hier, notre nouvelle Zoé nous a emmenés avec courage sur les chemins de Camargue.
On avait attendu un jour où le ciel ne soit pas complétement bleu, un ciel avec nuages et donc contrastes et lumières, on y a eu droit toute la matinée… ensuite l’été a repris ses quartiers de Provence, chaleur, ciel uni et donc beaucoup moins de possibilité de prendre des photos.

L’impression d’être au bout du monde…

Longeant l’étang du Fangassier et celui du Galabert, nos regards se perdent entre mer et ciel, sel et nuages, galets et reflets, pointillés du noir et blanc des mouettes, aigrettes et autres échassiers…

Silence.

Lignes et courbes.

Le regard se perd, s’évade, s’envole…

La tête vide, repos.

Hors du temps, mais le ressentant pourtant bien présent dans sa lenteur, puis enfantin et vif comme le cri d’une mouette.


Puis ne penser qu’au cadrage, à la lumière capricieuse, au rendu des textures. Capturer l’ambiance du moment… Prendre le temps…. le rendre.

Les couleurs dorées de l’eau, des cristaux et du sable craquelé se jouent du temps qui passe, il est leur lent compagnon.

Le temps file. On ne peut le mesurer, il s’étend le long des crêtes de sel au bord des étangs, on l’oublie en posant les yeux sur l’infini qui parait à portée du regard mais s’éloigne sans cesse.


Le temps file, prend le temps… Il colore avec soin les salins, offrant une palette restreinte mais flamboyante.


Et il est temps de rentrer, rattrapés par le temps, celui de la météo, qui rend le ciel blanc et moite, le sel sur notre peau et moins de vent pour faire chanter les roseaux.

Un voyage hors du temps, comme dans un autre monde, qui nous permettra d’accumuler cent moments trésors à déguster tout au long de l’année.

Retour aux sources

Dans les 10 kilomètres à la ronde autour de chez nous, existe un petit coin de paradis, où l’eau coule en abondance, par petites cascades, révélant des rides de clarté comme se plissant aux abords des rochers.

Confinement, lassitude, mauvais temps… cela faisait longtemps que nous n’avions pas remis nos pas sur le chemin caillouteux qui longe le cours d’eau, tacheté, en cette période, de centaines de petits têtards.

Le printemps explose, les bourgeons sont prêts à se déployer, les mousses profitent des dernières humidités de l’année… du vert partout, frais, reposant… le chant des oiseaux répond au ruissèlement de l’eau… l’objectif se pose partout, essaie de rendre cet air de renouveau qui nous enveloppe.

En balade à mes pieds, un iule provençal se tortille à la recherche de quelques nourriture…

Je n’ai utilisé pratiquement que mon objectif 30mm/macro, en ISO 400 car la lumière du matin était bien tamisée par les feuillages.

Pour ceux que cela intéresse : source des Encanaux à Auriol. Prendre la route de la Saint Baume, D45a. De jolies balades ou randos, un espace santé et pique nique et un parking.

Lien G. map : https://www.google.fr/maps/@43.3534269,5.6655109,3192m/data=!3m1!1e3

Entre terre et ciel

Retour près de l’étang de Bolmon, juste avant un nouveau « confinement », mais cette fois-ci, sur la bande de terre étroite qui vit entre l’étang de Bolmon et le canal de Marseille au Rhône. Un long bandeau de soleil, entrecoupé de « portes » entre les deux surfaces d’eau, planté de tamaris, croulant sous les caillasses couvertes de lichen doré, territoire d’oiseaux en tous genres : flamands roses, grandes aigrettes, hérons, échasses blanches, canards colvert, bécasseaux, cormorans, sternes, mouettes et goélands.

Apaisés par ces bouillonnements de vie, déconnectés des pensées tourbillonnantes… on respire, suspendus entre terre et ciel, au niveau de l’eau….présents et vivants.

Essayant d’être le plus silencieux possible, nos pas rencontrent souvent les canards qui se jettent à l’eau en râlant un peu. Mais les aigrettes fuient bien avant notre arrivée, avant même qu’on ne les voit. Difficile alors d’armer rapidement l’appareil pour les fixer en plein vol.

Les flamands roses semblent bouder en nous tournant le dos, les sternes battent l’air, à l’affut d’un poisson sur lequel jeter son dévolu, rapides comme des flèches, les grandes échasses profitent d’un coin tranquille pour prendre un bain de pattes et se sustenter en picorant et les cormorans se pavanent au loin, acclamés par les cris des mouettes.

(Cliquer sur les images pour les agrandir)

Mais d’autres éléments nous permettent de prendre plus de temps, je privilégie alors le réglage de mon appareil photo en priorité ouverture plutôt qu’en priorité vitesse comme avec les oiseaux.