Haute exposition

La technique « High Key » peut se traduire par « niveau élevé de lumière ». En parcourant le net à la recherche d’une définition et d’exemples, j’en ai trouvé des foultitudes… alors, j’ai fait ma sauce à ma façon.

Pour moi, une photo traitée « High Key » est avant tout une photo qui n’est pas documentaire, trop de détails sont ôtés de l’image, c’est une photo qui permet de révéler une ambiance, de froid, de calme, … une photo qui fait rêver.

Pour obtenir ce genre d’image, il faut d’abord choisir son sujet : pas trop de détails, pas trop de couleurs, un bon contraste. Généralement, je prends une photo que je « vois » déjà en noir et blanc.

Puis, en post-production, j’augmente l’exposition, sans brûler l’image, un peu les blancs, les noirs et le contraste. Il est parfois intéressant de modifier la température, de même que la clarté pour éviter les textures gênantes : rides sur l’eau, empreintes dans la neige…

Je pense qu’en fait, il existe autant d’effets « High Key » que de photographes et d’humeurs de photographe.
Et évidemment, toutes les photos ne se prêtent pas à ce genre d’effet.
J’ai vu aussi des photos « High key » en couleur, je n’ai pas essayé…


Pour révéler la fragilité de l’animal dans cet univers un peu inhospitalier, faire ressortir la texture du poil et focaliser le regard étonné du renne face à l’humain que je suis…
Là, on dirait presqu’un dessin…


Lors d’un week-end en Camargue avec le club photo, au temps où… ces lignes de flamants roses dans un univers grisâtre de vieux ciel de pluie tranchaient par leur couleur et leur contraste. Je pense la photo déjà sympa comme ça. Le fait de lui appliquer un effet « High key » révèle les verticalités des pattes, et les points noirs des becs et de certains plumages. (Faire glisser le curseur pour voir avant/après)
L’impression de temps suspendu entre ciel et mer…

Flamants roses devenus éléments de rêve…

Déjà traitée en noir et blanc, le procédé « High key » permet de focaliser le regard sur les étamines, symboles essentiels ici du printemps et du renouveau.


Je vous embarque dans mes rêves….

Sous la neige…

Nous n’avons pas bénéficié d’une belle météo lors de notre séjour dans les environs de Tromsø, mais la Norvège est aussi le pays de la neige.

J’étais assez contente de ma photo d’un ferry apparaissant sous l’averse de neige :

Puis je suis tombée sur un tuto lightroom ( https://youtu.be/4nyLG7MSX64 ) qui expliquait comment faire ressortir les parties claires d’une photo. C’est très bien expliqué, je vous invite à aller voir.

En résumé :

  • prendre le pinceau de retouche, régler l’exposition aux alentours de 0,7 – 1
  • passer grossièrement le pinceau sur les zones où les zones claires sont à accentuer
  • cliquer sur masque de gamme (en bas du panneau pinceau de retouche ) qui est sur « désactivé » et le mettre sur « luminance« 
  • 2 curseurs s’affichent alors : gamme et lissage
  • déplacer le curseur gamme vers la droite (vers le blanc) afin de régler l’exposition sur les parties claires sélectionnées
  • jouer avec ce curseur et celui de l’exposition du pinceau de retouche pour arriver à l’effet désiré

Sans trop forcer, la neige y est bien plus présente, semblable à ce que j’ai ressenti au moment de prendre la photo. Cette impression d’être submergé par le blanc….

Astuce : on peut également faire l’inverse, exposition négative, curseur de gamme vers la gauche, pour accentuer les parties sombres ; et même combiner les deux pour plus de contraste.

En ces temps de confinement, profitons du temps donné pour explorer toutes les possibilités photographiques à notre disposition.

Prenez soin de vous et de vos proches !

Un peu de fraîcheur….

Par les temps qui courent… c’est pas de refus !

Suite à la lecture d’un article sur la double exposition paru sur Le Monde de la Photo, version papier, j’ai voulu tester.
Tout d’abord, un petit tour nécessaire sur la notice de mon appareil avec lequel je suis encore complètement novice : et il a cette possibilité de prendre un cliché puis un deuxième (et jusqu’à quatre) sur la même photo ! C’est la technique de la multiple exposition.
Que certains peuvent également obtenir avec des logiciels de post-production.

J’ai donc bravé les hautes températures pour m’installer près de notre bassin. Un nénuphar se préparait à disparaître, et l’eau de la fontaine créait une atmosphère rafraichissante. J’ai donc voulu assembler les deux impressions en une seule photo : premier déclenchement, le nénuphar, et deuxième déclenchement, en déplaçant mon appareil d’un angle de 30 à 40 degrés, les remous de la fontaine au contact de la surface de l’eau.

Nénuphar en double exposition avec l'eau de la fontaine

L’image ainsi obtenue « résume » l’impression que j’ai ressenti et voulu représenter, en restant dans une unité de temps et d’espace.

En post-production, j’ai mis la photo en noir et blanc pour plus de douceur, car le nénuphar était bien rose foncé !!! et baissé un peu les hautes lumières qui cramaient les pétales du nénuphar. Les scintillements de l’eau apportent un peu de féérie et de fraîcheur à l’image….

Paternité

En début de semaine, une petite princesse est venue agrandir la famille, fille de notre fils aîné et de sa compagne.
Dès son premier jour de vie, il a fallu qu’elle s’habitue aux clics de ses photographes de grands-parents, devenus pour l’occasion des paparazzi attentionnés.

De cette première série de photos prises à la maternité, j’en retiendrai une plus particulièrement, celle du papa, tenant contre son cou sa princesse nouvelle, comme on tient un trésor, la respirant, la protégeant, la câlinant… Tout empreint de tendresse, de fierté, d’amour et d’étonnement devant ce tout petit bout de chou venu bouleverser leur vie.

Paternité

Lui chuchotant ses premières berceuses, pour que ses rêves soient emplis de fleurs et d’animaux doux…

En post-production, j’ai traité le cliché, pris en RAW, tout d’abord en rajoutant un peu de lumière (la pièce était sombre), puis en lui ajoutant un filtre doux. J’ai ensuite baissé la clarté et éclairci le tour de l’image par un léger vignetage inversé (blanc), accentuant ainsi l’aspect tendresse du moment…

Le vent, le sel, l’eau, le sable…

A l’occasion d’une balade sur l’une des plages de Fos sur Mer, l’ambiance étant aux hydrocarbures tout autour, j’ai prêté plus attention que les autres fois à la structure de la plage. Croûté par le sel, sculpté par le vent, le sable avait des allures de Colorado ou de roches granitiques.

Et dans un creux, le sable qui semble au repos… mais s’est laissé caresser par les vagues, celles qui, au hasard des vents, laissent leurs empreintes ondulantes.

J’ai pris les photos d’assez près, avec mon zoom 16-50mm, entre 45° et 90° environ par rapport à l’horizontale. La vitesse de prise de vue est assez élevée car il y avait du vent. Et j’ai fermé (mais pas au max) le diaphragme afin d’avoir une plus grande frange de netteté.

En post-production, j’ai ensuite converti en noir et blanc puisque la couleur n’était pas la priorité, augmenté le contraste, les blancs, les noirs et la clarté pour faire ressortir la structure et les reliefs (qui n’excédaient pas le centimètre…)

Inquiétante…

Il y a des photos qui vous marquent…. celles que l’on voit et qui étincellent en nous une émotion venue du tréfonds de notre âme, qui se cachent dans un coin de notre mémoire, prêtes à en jaillir soudainement ; et celles que nous faisons, un instant du jour, parce qu’appelés par l’écho que ce regard posé réveille en nous.

Lorsque « asphalte » a été le thème de notre réunion de ce vendredi, une photo, que j’avais prise il y a longtemps, s’est imposée logiquement à mon souvenir :

Prise sur un parking à Auriol, après une balade pluvieuse, mon regard a été interpellé avec force par ce reflet graphique.
Branches dénudées, texture de l’asphalte, forme arrondie de la flaque répondant aux angles des branches…. et cette impression de voir une araignée géante issue de nos plus noirs cauchemars…
Recentrée, recardée, mise en noir et blanc, j’y ai ensuite renforcé le contraste afin d’opposer le grain de l’asphalte au liquide de la flaque, le sombre des branches ressortant déjà naturellement.

Mes autres contributions au thème :

N’hésitez pas à aller voir celles des membres du club sur le site d' »ODL » (menu de droite).

La Camargue autrement

Une petite balade au marais du Verdier, près du village Le Sambuc, nous a permis d’observer flamants roses, grandes aigrettes, ibis falcinelles, cygnes, vaches et chevaux. Et des roselières asséchées (ce qui n’a pas empêché les moustiques de nous attaquer en escadrilles !)

Ne voulant pas ramener encore les sempiternelles photos de Camargue « cartes postales », je n’ai déclenché qu’en pensant à ce que j’en ferai après, en post-production, dans le genre estompé. J’imaginai déjà les sujets à peine esquissés sur un fond éclatant, le tout en noir et blanc.
Et, de savoir où j’allai, cela m’a permis de « voir » ma photo sur l’écran de l’appareil, telle qu’elle serait après traitement.

(cliquer sur les photos pour les voir en plus grand)

Une fois rentrée, j’ai essayé divers réglages, en poussant le contraste et l’exposition plus ou moins à fond. Puis, en jouant avec les hautes lumières, les noirs et les blancs, j’ai essayé de rendre le sujet presque comme dans un rêve.
La complicité de ces deux piquets comme suspendus dans le marais, la légèreté de ce roseau s’offrant au peu de vent, le vol lourd des ibis qu’un bruit avait dérangé dans leur bavardage bruyant, gris sur blanc…

Ces flamants qui ont perdu leur rose, à peine évoqués au milieu des vagues ridées, tous comme prosternés autour du seul au cou tendu.

… et trois piquets obliques, et leur reflet, graphiques….

J’ai gardé quand même quelques photos en couleurs, parce que pour un cygne ébouriffé et des ibis falcinelles au col irisé, « ça le valait bien ! »

Bonnette macro et bracketing DB

J’avais, dernièrement, testé le bracketing profondeur de champ avec le zoom 80-200 pour photographier avec plus de netteté une fleur en photo rapprochée. Au vu des résultats, ma préférence allait à la prise de vue multiple en réglant moi-même les différentes mise au point.

J’ai essayé cette fois-ci la même chose mais avec la bonnette macro, qui a une très faible profondeur de champ.

En utilisant le bracketing DB, sans pied :

Différence infime, mais différence quand même….

La netteté attendue n’est pas au rendez-vous, mais peut-être est-ce ma faute…. la position « proche des fleurs » n’est pas très ergonomique pour stabiliser l’appareil photo !!!

❀✿❀

Maintenant, avec le pied, et trois mises au point manuelles :

La différence est également infime….

Plus de « peps » ? C’est difficile de choisir…. outre que le fait d’avoir à manipuler un trépied n’est pas très évident pour s’approcher des fleurs, mais vraiment utile….. Je crois que je ne privilégierai aucune des deux façons de faire, et que ce sera selon le moment, le sujet et l’utilisation finale.

Mais, au moins, j’aurai découvert le bracketing DB de mon appareil, j’aurai appris à l’utiliser, ainsi que la fusion des images sur Photoshop, que je n’utilise pas beaucoup.

Les crocus, macro et netteté

Je voulais photographier les nuages, mais ces jours-ci, le ciel est d’un bleu pollué qui n’inspire pas tellement….

Alors j’ai expérimenté : de beaux crocus jaune soleil se sont ouverts dans le jardin, je les ai photographiés à l’aide de ma bonnette macro Hoya, installée sur mon zoom 80-200. Comme avec ce filtre, la profondeur de champ est très faible, je me suis dit, voilà l’occasion de te servir de l’article sur l’empilement de vues, lu sur Le Monde de la Photo. Je photographie plusieurs fois ces fameux crocus en modifiant la mise au point, à l’aide du trépied pour garder le même cadrage.

J’utilise Photoshop et le chargement des fichiers dans une pile, l’alignement automatique puis la fusion automatique des calques, et j’aplatis l’image.

photo fusionnée

Le résultat n’est pas probant, je n’ai pas dû régler la mise au point avec suffisamment de différence pour chaque cliché… je recommencerai demain !

Le lendemain, donc, je reprends mes outils et je recommence. Mais cette fois, je fais attention à régler ma focale de zoom au maximum : 200mm. Mise au point sur l’insecte minuscule, sur le pistil puis sur les pétales :

La différence de mise au point est plus flagrante…. et une fois fusionnées :

photo finale

Et j’étais tellement concentrée sur la mise au point, le cadrage qui devait être identique (j’ai, cette fois-ci, utilisé un sac rempli de graine de couscous et non pas le trépied)… que je n’ai pas vu ce brin d’herbe sèche qui barre la photo !!!
Pas grave ! Au moins, je sais ce qu’il faut faire maintenant…La prochaine fois j’essaie sur un paysage !

Le ciel va rester clair encore quelques jours… pas de photos de nuages à faire…. mais on ne sait jamais ! Je guetterai…

Se ré-adapter

De retour sur notre terre provençale, il a fallu ré-ajuster le regard. Retrouver le bleu du ciel, adapter les ISO à cette lumière qui peut être dure au soleil du midi, retrouver le plaisir de photographier des pins et des roches calcaires à la place des sapins et des bouleaux, et de la neige…

Et ne pas confondre certains dessins des nuages avec une aurore boréale ! Les premiers jours, cela nous fait le coup à chaque lueur blanchâtre dans le ciel, mais avouez que certaines fois, les nuages s’amusent à imiter la belle dame verte….

  • aurore boréale : 16mm, ISO 800, 2,5sec, f/4,5
  • nuages : vitesse : 16mm, ISO 320, 1/1000e, f/10

Il a fallu, pour les deux photos que je travaille en post-production sur le fichier RAW pour retrouver ce que mes yeux avaient vu : pour l’aurore boréale, ajuster la couleur de la neige à la blancheur qu’elle avait au clair de lune cette nuit-là, et pour les nuages, jouer avec le contraste et l’intensité des blancs pour retrouver les dessins que mon capteur avait atténués.