Introduction

Cette année, j’ai du temps pour moi, pour prendre des photos sans trop de contingences d’horaires, et pour partager sans façon mes expériences photographiques d’amateur.

Je possède un appareil hybride, avec deux zooms : un 16-50 et un 50-200. Ce n’est pas un reflex, mais un récent accident du coude me fait préférer ce genre d’appareil bien léger…

Alors, je me lance, en commençant par un sacré défi : nous partons en Norvège (comme presque tous les hivers maintenant, depuis plusieurs années) mais, n’étant plus tributaires des vacances scolaires, nous y allons alors que la nuit polaire prend sa semi-obscurité quelques heures dans la journée. Le reste du temps, il fait nuit…

Le défi est donc de prendre des photos malgré cette lumière basse tout au long de cette courte journée.

photos prises en mars 2018

Terrible orage

La lumière, ce soir, était incroyable…. Le ciel se tordait dans des volutes impossibles et les averses puisaient la couleur rosée du coucher de soleil pour colorer ses gouttes…

L’occasion rêvée d’utiliser mon zoom grand-angle :

Et la Sainte Victoire qui joue à cache-cache avec les rideaux de pluie….

De plus en plus près…

Pour Noël, j’ai reçu une bonnette macro, ou filtre close-up en cadeau. Les aléas de l’approvisionnement puis de la livraison, suivi de notre voyage, ont fait que je n’avais pas eu beaucoup de temps pour l’utiliser.
Maintenant…. le temps, y en a… et j’ai la chance d’avoir un jardin !

La première photo a été beaucoup recardée, mais pour donner un ordre de grandeur, la « hampe » centrale mesure à peu près 1cm… au coeur d’une fleur genre soucis.

La deuxième photo représente le sommet d’une grappe rose de Véronique arbustive.

Et en noir et blanc : quelques fleurs terminales de Diosmé hirsute (ou plante du pêcheur), et l’intérieur d’une fleur de poirier sauvage.

Toutes les photos ont été prises avec un objectif Lumix G Vario 14-140 f/3.5-5.6, déployé en téléobjectif mais pas forcément au maximum selon les photos, et un filtre macro Hoya +4… avec l’aide d’un pied photo et d’un air assez immobile pour une fois !!!

J’ai choisi la mise au point par autofocus (mise au point automatique), avec un collimateur relativement petit pour bien cibler la zone que je voulais nette. Mon ancien appareil, avec son objectif, ne permettait pas cette mise au point automatique avec le filtre close-up…

Une fois ceci réglé, j’ai mis le retardateur à 2 secondes, et j’ai déclenché, de façon à ce que l’appareil ne bouge pas lors de la prise d’image.

Il m’a fallu quand même plusieurs essais sur une même fleur avant d’obtenir un résultat satisfaisant…

Sous la neige…

Nous n’avons pas bénéficié d’une belle météo lors de notre séjour dans les environs de Tromsø, mais la Norvège est aussi le pays de la neige.

J’étais assez contente de ma photo d’un ferry apparaissant sous l’averse de neige :

Puis je suis tombée sur un tuto lightroom ( https://youtu.be/4nyLG7MSX64 ) qui expliquait comment faire ressortir les parties claires d’une photo. C’est très bien expliqué, je vous invite à aller voir.

En résumé :

  • prendre le pinceau de retouche, régler l’exposition aux alentours de 0,7 – 1
  • passer grossièrement le pinceau sur les zones où les zones claires sont à accentuer
  • cliquer sur masque de gamme (en bas du panneau pinceau de retouche ) qui est sur « désactivé » et le mettre sur « luminance« 
  • 2 curseurs s’affichent alors : gamme et lissage
  • déplacer le curseur gamme vers la droite (vers le blanc) afin de régler l’exposition sur les parties claires sélectionnées
  • jouer avec ce curseur et celui de l’exposition du pinceau de retouche pour arriver à l’effet désiré

Sans trop forcer, la neige y est bien plus présente, semblable à ce que j’ai ressenti au moment de prendre la photo. Cette impression d’être submergé par le blanc….

Astuce : on peut également faire l’inverse, exposition négative, curseur de gamme vers la gauche, pour accentuer les parties sombres ; et même combiner les deux pour plus de contraste.

En ces temps de confinement, profitons du temps donné pour explorer toutes les possibilités photographiques à notre disposition.

Prenez soin de vous et de vos proches !

Au milieu des rennes…

Déjà, le paysage est magique, ciel noir, montagnes immaculées, eau du fjord gris métallique.
Et là, arrivent, nonchalants, d’un pas presque dansant, une dizaine de rennes.

Des petits veaux du printemps dernier aux adultes, ils s’approchent de moi, mâchouillant quelques tiges au passage, pas farouches (mais pas intimes non plus…). Et l’on s’aperçoit qu’ils sont aussi mal à l’aise que nous quand il s’agit de traverser la route verglacée….

La lumière n’était pas au rendez-vous, et les animaux, par principe, sont souvent en mouvement… Du coup, j’ai dû monter les ISO. Et après coup, je pense que j’aurai pu ouvrir un peu plus le diaphragme, mais, dans le feu de l’action…. on ne pense pas forcément à tout…

A bord du Vesterälen

Encore une fois, le rêve, imaginé cent fois, depuis tant d’années… se réalise cet hiver !

Et la magie a opéré… sur un bateau à taille humaine, longer les côtes norvégiennes de Molde à Tromsø et se laisser bercer par la petite houle et la beauté de ce monde entre terre, neige et mer.

Ne rien avoir à faire, que regarder et prendre des photos…

Le challenge, cette fois, est de résister aux vents tourbillonnant entre les ponts et au froid qui saisit les mains. Et d’arriver à choisir quel paysage enregistrer dans ma petite boite noire….

Cliquer sur les photos pour les voir en plus grand.

Les phares et les balises…

les ilots éparpillés… comme des cailloux de Petit Poucet…

les jeux des nuages dans le ciel…

ou les maisons de bois, rouge passé ou écarlates…

Cliquer sur les photos pour les voir en plus grand.

Et le vol des oiseaux, et la lumière du soir, et la neige qui obscurcit la mer, et… Tant de magie…. j’en rêve encore !

Je vous invite à venir voir ces photos et d’autres sur ma galerie flickr : https://www.flickr.com/photos/mimuggianu/albums/72157713137826578

Une vague à près de 600 euros….

Vent de sud sur Cassis, énormes vagues sur le phare. L’occasion de faire des photos assez spectaculaires…

Jusque là, le ciel est gris, monotone, sans âme…

Puis un timide rayon de soleil apparait, donnant force et texture à la mer qui s’agite. Nous partons vers la Presque’île où les vagues se jettent avec férocité sur les rochers.
Nous ne prenons aucun risque, la vie est trop précieuse, nous nous tenons loin de cette furie déchaînée mais envoûtante.

Le ciel se dégage complètement, renforçant la blancheur de l’écume et le bleu de l’eau. Nous changeons de place pour aller sur un parking qui domine la mer, complètement sécurisé mais régulièrement arrosé par les vagues qui grimpent à l’assaut du mur de soutènement après s’être écrasées sur les rochers en contre-bas.
Certains s’en amusent et se laissent doucher en riant.
Mais mon appareil photo craint l’eau et je ne m’approche pas du muret de protection.
La mer est sauvage et chaotique, le soleil, à travers les vagues en contre-jour, dorent les gouttelettes, me tente….
L’oeil sur l’appareil, je règle la vue à prendre, et je me fais assommer par une vague plus haute que les autres, à la grande surprise des autres spectateurs qui ne l’ont pas non plus vu venir ! Sonnée, trempée, j’ai protégé mon appareil photo mais…

Retour à la maison en claquant des dents. Je sèche mon appareil avec un chiffon microfibre et le branche sur l’ordi pour récupérer les photos… aucune réponse…. plus d’écran, plus de diode… rien !
La colère au ventre, soutenue par son calme, je démonte, nettoie, sèche au plus profond de mon appareil : les trappes de connexion, du flash, de la batterie, l’oeilleton. De l’eau s’en échappe, des grains de sel se forment…mauvais signes !

Quelques petits tours sur internet nous donnent quelques idées :

  • ne pas rallumer l’appareil, enlever tout de suite la batterie (chose que je n’ai pas faite)
  • mettre l’appareil dans une boite fermée avec du riz ou du gel de silicate et attendre au moins 72 h

Après un coup de fil au service technique de la marque de mon appareil, conseil me fut donné de l’y envoyer pour un devis. Ce que je fis. Mais sans d’énormes espoirs… J’attends…

Heureusement le Père Noël m’a apporté un nouvel appareil (le même en fait), cadeau étalé sur plusieurs fêtes, anniversaires et autres noëls…. Ce qui m’a permis de vérifier que mon objectif n’avait pas, ouf !, eut le même destin que mon appareil.

Comme quoi, il est urgent de prendre son temps !

Jeudi soir, nous avons pris les chemins de traverse pour rentrer chez nous. Au lieu de prendre l’autoroute, on est monté sur la route des crêtes, entre La Ciotat et Cassis.

L’après-midi nous avait rincé d’énormes grains bouchant l’horizon, mais le soir s’éclaircissait et nous espérions un beau coucher de soleil.

C’était pas mal déjà, avec une belle flaque de lumière… mais on s’est dit, on attend encore vingt minutes.

Les nuages remontaient le long des collines avalant les pins.

Puis dévalaient la falaise, à la rencontre des vagues.

Et le soleil, dans un dernier éclat, s’évanouissait dans l’obscurité de la mer.

On s’est gelé, il y avait du vent, de l’humidité, mais quel cadeau !!!!
On a bien fait d’attendre…

Exposition des photos du club ODL, une longue gestation…

Comme chaque année, à cette période, les membres du club Ombre des Lumières, de La Ciotat, exposent quelques photos sur un thème défini avec le photographe invité qui est, cette année, Boris Dumont (son blog).

Si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas….

La préparation d’une expo dure longtemps…. il faut s’imprégner du thème, chercher l’angle sous lequel on va le traiter… prendre le temps de faire plusieurs sorties pour prendre les photos, recommencer, traiter les clichés… Et quand on est enfin satisfait de ce que l’on a sorti (avec un maximum de 4 photos), il faut choisir l’impression, et là il y a du choix !!!

  • papier photo
  • papier photo Fine Art
  • dibond PVC
  • dibond alu
  • plexiglas
  • cadre, ou pas…

Cette année, j’ai choisi un tirage Dibond alu puisque mes photos étaient en noir et blanc, et que j’aime le léger relief que l’encre crée sur l’alu. Ce qui fait ressortir les grains de sable de mes photos.

Puis il faut encore choisir la disposition des photos entre elles, j’avais 2 photos en format « portrait », et 2 en format « paysage », petit casse-tête….

Et enfin, passer une journée, (ou deux, parce qu’en club on est nombreux), pour installer sa petite expo pour qu’elle tienne sa place dans l’expo générale du club.

Faire passer les fils perlon dans les barres du mur, accrocher les tirages à la bonne hauteur, les aligner les uns par rapport aux autres, leur redonner une horizontalité, les caller avec de petits bouts de polystyrène … vérifier, nettoyer…. régler les éclairages… coller les titres, le texte explicatif…

La vague s’est allongée sur ses perles d’écume,
encore et encore…
Le vent a soulevé les grains dorés de la plage,
chuchotant, s’emportant…
Dessinant de leurs traces
des poèmes éphémères au goût de sel.

Attentive, les yeux sur le sable,
j’y ai découvert des rimes anciennes
et des chemins nouveaux,
des rêves à poursuivre….

Reste plus qu’à sortir le rosé et les pizzas, et à se tenir prêt…

Nous étions presque 250 lors du vernissage !!!

Vent, pluie et sel !

Petite tempête du côté de Cassis… Nous quittons tout, et nous rendons sur place le plus vite possible (l’avantage d’être à la retraite, le sac photo toujours prêt et avec nous).

Le problème quand on veut prendre des photos de mer tempétueuse, c’est le vent qui nous ramène eau et sel sur les objectifs…

Alors voici quelques trucs afin d’éviter les taches sur les photos, et l’usure prématurée du matériel :

  • toujours avoir sur soi un chiffon microfibre, propre et sec, et ne pas hésiter à essuyer l’appareil photo le plus souvent possible.
  • lécher (oui, lécher, avec la langue…😛) la surface de l’objectif dès que vous voyez qu’il y a trop d’embruns dessus. Il manquera les frites pour accompagner le sel, mais votre objectif sera tout propre après un coup de chiffon, sans risque d’étalement du sel.

Protégez-vous de la pluie, soyez prudents face aux vagues, et amusez-vous !!!

Sous la pluie…

Week-end en Camargue avec notre club photo !!! Mais le temps n’est pas de la partie, et c’est sous une pluie battante et en subissant les assauts d’un vent tempétueux, que nous passerons cette première journée.

Mon appareil n’est pas tropicalisé, alors quelques précautions sont à prendre lorsque nous sortons de la voiture pour prendre des photos, car la Camargue, c’est quand même magique !

Indispensable : se protéger soi-même de la pluie, chapeau (c’est plus pratique qu’une capuche qui ne tourne pas en même temps que la tête !!!) et veste avec ouverture sur le devant, pour pouvoir y mettre l’appareil à l’abri quand il n’est pas au bout des bras.

Accessoire utile : le pare-soleil, qui comme son nom de l’indique pas, permet aussi d’éviter les gouttes sur l’objectif.

Indispensable également : le chiffon micofibre. Pour essuyer l’objectif à chaque prise de vue, il n’y a rien de mieux. Et, une fois à l’abri dans la voiture, pour essuyer l’appareil en entier, y compris le tube du zoom, plusieurs fois, avant de le « replier ».

J’avais tenté le sac plastique congélation fermé avec un élastique autour de l’objectif, mais ce n’est vraiment pas pratique, au niveau des réglages et du toucher de l’écran…

A part la première, les photos ont été prises à l’étang du Fangassier, sur lequel il ne restait qu’une couche de sel et quelques flaques d’eau…

Le lendemain, il faisait gris, mais plus de pluie et plus de vent…. l’étang de Vaccarès, comme un miroir :

On y retournera !!!