Introduction

Cette année, j’ai du temps pour moi, pour prendre des photos sans trop de contingences d’horaires, et pour partager sans façon mes expériences photographiques d’amateur.

Je possède un appareil hybride, avec deux zooms : un 16-50 et un 50-200. Ce n’est pas un reflex, mais un récent accident du coude me fait préférer ce genre d’appareil bien léger…

Alors, je me lance, en commençant par un sacré défi : nous partons en Norvège (comme presque tous les hivers maintenant, depuis plusieurs années) mais, n’étant plus tributaires des vacances scolaires, nous y allons alors que la nuit polaire prend sa semi-obscurité quelques heures dans la journée. Le reste du temps, il fait nuit…

Le défi est donc de prendre des photos malgré cette lumière basse tout au long de cette courte journée.

photos prises en mars 2018

Comme quoi, il est urgent de prendre son temps !

Jeudi soir, nous avons pris les chemins de traverse pour rentrer chez nous. Au lieu de prendre l’autoroute, on est monté sur la route des crêtes, entre La Ciotat et Cassis.

L’après-midi nous avait rincé d’énormes grains bouchant l’horizon, mais le soir s’éclaircissait et nous espérions un beau coucher de soleil.

C’était pas mal déjà, avec une belle flaque de lumière… mais on s’est dit, on attend encore vingt minutes.

Les nuages remontaient le long des collines avalant les pins.

Puis dévalaient la falaise, à la rencontre des vagues.

Et le soleil, dans un dernier éclat, s’évanouissait dans l’obscurité de la mer.

On s’est gelé, il y avait du vent, de l’humidité, mais quel cadeau !!!!
On a bien fait d’attendre…

Exposition des photos du club ODL, une longue gestation…

Comme chaque année, à cette période, les membres du club Ombre des Lumières, de La Ciotat, exposent quelques photos sur un thème défini avec le photographe invité qui est, cette année, Boris Dumont (son blog).

Si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas….

La préparation d’une expo dure longtemps…. il faut s’imprégner du thème, chercher l’angle sous lequel on va le traiter… prendre le temps de faire plusieurs sorties pour prendre les photos, recommencer, traiter les clichés… Et quand on est enfin satisfait de ce que l’on a sorti (avec un maximum de 4 photos), il faut choisir l’impression, et là il y a du choix !!!

  • papier photo
  • papier photo Fine Art
  • dibond PVC
  • dibond alu
  • plexiglas
  • cadre, ou pas…

Cette année, j’ai choisi un tirage Dibond alu puisque mes photos étaient en noir et blanc, et que j’aime le léger relief que l’encre crée sur l’alu. Ce qui fait ressortir les grains de sable de mes photos.

Puis il faut encore choisir la disposition des photos entre elles, j’avais 2 photos en format « portrait », et 2 en format « paysage », petit casse-tête….

Et enfin, passer une journée, (ou deux, parce qu’en club on est nombreux), pour installer sa petite expo pour qu’elle tienne sa place dans l’expo générale du club.

Faire passer les fils perlon dans les barres du mur, accrocher les tirages à la bonne hauteur, les aligner les uns par rapport aux autres, leur redonner une horizontalité, les caller avec de petits bouts de polystyrène … vérifier, nettoyer…. régler les éclairages… coller les titres, le texte explicatif…

La vague s’est allongée sur ses perles d’écume,
encore et encore…
Le vent a soulevé les grains dorés de la plage,
chuchotant, s’emportant…
Dessinant de leurs traces
des poèmes éphémères au goût de sel.

Attentive, les yeux sur le sable,
j’y ai découvert des rimes anciennes
et des chemins nouveaux,
des rêves à poursuivre….

Reste plus qu’à sortir le rosé et les pizzas, et à se tenir prêt…

Nous étions presque 250 lors du vernissage !!!

Vent, pluie et sel !

Petite tempête du côté de Cassis… Nous quittons tout, et nous rendons sur place le plus vite possible (l’avantage d’être à la retraite, le sac photo toujours prêt et avec nous).

Le problème quand on veut prendre des photos de mer tempétueuse, c’est le vent qui nous ramène eau et sel sur les objectifs…

Alors voici quelques trucs afin d’éviter les taches sur les photos, et l’usure prématurée du matériel :

  • toujours avoir sur soi un chiffon microfibre, propre et sec, et ne pas hésiter à essuyer l’appareil photo le plus souvent possible.
  • lécher (oui, lécher, avec la langue…😛) la surface de l’objectif dès que vous voyez qu’il y a trop d’embruns dessus. Il manquera les frites pour accompagner le sel, mais votre objectif sera tout propre après un coup de chiffon, sans risque d’étalement du sel.

Protégez-vous de la pluie, soyez prudents face aux vagues, et amusez-vous !!!

Sous la pluie…

Week-end en Camargue avec notre club photo !!! Mais le temps n’est pas de la partie, et c’est sous une pluie battante et en subissant les assauts d’un vent tempétueux, que nous passerons cette première journée.

Mon appareil n’est pas tropicalisé, alors quelques précautions sont à prendre lorsque nous sortons de la voiture pour prendre des photos, car la Camargue, c’est quand même magique !

Indispensable : se protéger soi-même de la pluie, chapeau (c’est plus pratique qu’une capuche qui ne tourne pas en même temps que la tête !!!) et veste avec ouverture sur le devant, pour pouvoir y mettre l’appareil à l’abri quand il n’est pas au bout des bras.

Accessoire utile : le pare-soleil, qui comme son nom de l’indique pas, permet aussi d’éviter les gouttes sur l’objectif.

Indispensable également : le chiffon micofibre. Pour essuyer l’objectif à chaque prise de vue, il n’y a rien de mieux. Et, une fois à l’abri dans la voiture, pour essuyer l’appareil en entier, y compris le tube du zoom, plusieurs fois, avant de le « replier ».

J’avais tenté le sac plastique congélation fermé avec un élastique autour de l’objectif, mais ce n’est vraiment pas pratique, au niveau des réglages et du toucher de l’écran…

A part la première, les photos ont été prises à l’étang du Fangassier, sur lequel il ne restait qu’une couche de sel et quelques flaques d’eau…

Le lendemain, il faisait gris, mais plus de pluie et plus de vent…. l’étang de Vaccarès, comme un miroir :

On y retournera !!!

Profondeur de champ dans les champs…

Un nouveau petit tour dans les Alpes, et nous voici sur ce qui va devenir une piste de ski quand tout aura été recouvert de neige…. Mais qui est à présent un magnifique champ de graminées et autres fleurs de montagne. L’occasion de tester mon nouvel appareil et de le confronter à la proxiphotographie puisque je n’ai pas d’objectif macro et plus de bonnette macro…(ce sera le sujet d’un prochain article)

Et d’illustrer le rapport ouverture/profondeur de champ.

Où l’on voit bien que la zone de netteté inclut de plus en plus de profondeur au fur et à mesure qu’on ferme le diaphragme de l’objectif.
Sur la première image, le diaphragme est ouvert presqu’au maximum, et la netteté se fait (difficilement je l’avoue) sur les pétales échevelés de la centaurée, les feuilles en arrière sont légèrement floues.
Sur le deuxième cliché, l’ouverture est moyenne, laissant les pétales plus nets, et les feuilles plus en dessous encore un peu floues.
Et sur la dernière image, où le diaphragme est fermé presqu’au maximum, la zone de netteté est plus profonde car elle inclut les pétales et les feuilles bien en dessous.

Tout dépend alors de ce que l’on veut mettre en avant :

  • détacher le premier plan du fond qui restera flou, faible profondeur de champ : diaphragme ouvertf/petit,
  • ou avoir la plus large zone de netteté possible sur la photo, grande profondeur de champ : diaphragme fermé ⦿ f/grand (valable également pour les paysages) .

A vous de choisir !

Guirlandes de lumières

A la recherche de fraicheur, en cet été caniculaire, nous sommes allés dans les Alpes. Marcher, respirer, admirer… ouvrir grands les bras, les oreilles, les yeux…

Mes yeux…. accrochés par ces guirlandes de lumière, invisibles d’un côté et illuminées au soleil !

Impossible de m’empêcher de capturer ces doux cheveux d’ange ! Tellement légers que le moindre souffle de vent les faisaient danser… d’où une prise de vue à grande vitesse !

Les photos ont été prises sur la route de la Bonette, en partant de Jausiers, et les guirlandes sont des stipes à tige laineuse….

Un peu de fraîcheur….

Par les temps qui courent… c’est pas de refus !

Suite à la lecture d’un article sur la double exposition paru sur Le Monde de la Photo, version papier, j’ai voulu tester.
Tout d’abord, un petit tour nécessaire sur la notice de mon appareil avec lequel je suis encore complètement novice : et il a cette possibilité de prendre un cliché puis un deuxième (et jusqu’à quatre) sur la même photo ! C’est la technique de la multiple exposition.
Que certains peuvent également obtenir avec des logiciels de post-production.

J’ai donc bravé les hautes températures pour m’installer près de notre bassin. Un nénuphar se préparait à disparaître, et l’eau de la fontaine créait une atmosphère rafraichissante. J’ai donc voulu assembler les deux impressions en une seule photo : premier déclenchement, le nénuphar, et deuxième déclenchement, en déplaçant mon appareil d’un angle de 30 à 40 degrés, les remous de la fontaine au contact de la surface de l’eau.

Nénuphar en double exposition avec l'eau de la fontaine

L’image ainsi obtenue « résume » l’impression que j’ai ressenti et voulu représenter, en restant dans une unité de temps et d’espace.

En post-production, j’ai mis la photo en noir et blanc pour plus de douceur, car le nénuphar était bien rose foncé !!! et baissé un peu les hautes lumières qui cramaient les pétales du nénuphar. Les scintillements de l’eau apportent un peu de féérie et de fraîcheur à l’image….